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<!DOCTYPE INSERM-QUESTIONS-SANTE-EXPERTISE SYSTEM "INSERM-QUESTIONS-SANTE-EXPERTISE.dtd">
<INSERM-QUESTIONS-SANTE-EXPERTISE IDOuvrage="com2">
    <EXPERTISE>
        <INFORMATION-OUVRAGE>
            <TITRE-INFO/>
            <COLLECTION-INFO/>
            <TXT4EME-INFO/>
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        <ANALYSE>
            <CHAPITRE-EXPERTISE>
                <NUMERO/>
                <TITRE/>
            </CHAPITRE-EXPERTISE>
        </ANALYSE>
        <SYNTHESE Langue="fr">
            <TITRE/>
        </SYNTHESE>
        <COMPLEMENT>
            <COMMUNICATION>
                <TITRE>Communications</TITRE>
                <CHAPITRE-COMMUNICATION>
                    <TITRE>GAÏA-Paris : synthèse des activités et des défis des services de réduction des risques en Île-de-France</TITRE>
                    <TEXTE-CHAPITRE>
                        <CITATION-COMPLETE>
                            <P-CITATION>
                                <BI>Élisabeth Avril,</BI>
                                <BR/>
                                <I>Directrice de Gaïa-Paris</I>
                                <BR/>
                                <BI>Jamel Lazic,</BI>
                                <BR/>
                                <I>Chef de service de la salle de consommation supervisée à Paris</I>
                            </P-CITATION>
                        </CITATION-COMPLETE>
                    </TEXTE-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Introduction</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>
                                Gaïa-Paris est une association médico-sociale de réduction des risques liés à l’usage de drogues et de soins en addictologie. Cet organisme gère un Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) porteur de la Halte soins addictions (HSA)<RENVOI-NOTE-BAS-PAGE IDREF="com2-np189"/>
                                <NOTE-BAS-PAGE ID="com2-np189" Forme="numero">
                                    <P-NOTE-BAS-PAGE>Anciennement appelée « salle de consommation à moindre risque (SCMR) ».</P-NOTE-BAS-PAGE>
                                </NOTE-BAS-PAGE>
                                parisienne.
                            </P>
                            <P>Gaïa-Paris est impliquée dans les initiatives de prise en charge des usagers de crack (cocaïne basée) sortant des squats et de la rue depuis la fin des années 90, et plus récemment dans le cadre du « Plan crack » 2018. L’association gère actuellement 70 places d’hébergement en hôtel pour ces publics dans le cadre du projet ASSORE (Accompagnement Social et aux Soins, Orientation Réinsertion Ensemble), en partenariat avec l’association Aurore.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Chiffres et constats du dispositif ASSORE</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>Le dispositif ASSORE a pour objectifs l’hébergement de consommateurs de drogues du Nord-Est parisien dans des hôtels à Paris et en Île-de-France, et leur accompagnement sanitaire et social.</P>
                            <P>Dans le cadre d’un projet de recherche chez les usagers de cocaïne basée précaires hébergés par le dispositif ASSORE, Romain Icick, psychiatre de l’Hôpital Fernand-Widal, rapporte des données actualisées pour ce dispositif qui a permis la mise à l’abri d’usagers de crack en errance dans le Nord-Est parisien dans 650 chambres d’hôtel. Des publications à venir aborderont des analyses approfondies, notamment d’importantes questions sur les modalités de sortie durable de ce dispositif.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Enjeux de l’hébergement et consommation<BR/>de crack en Île-de-France</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>Les professionnels de terrain estiment que plusieurs centaines voire milliers de personnes consomment encore du crack dans la rue en Île-de-France. La pandémie de Covid-19 a révélé l’ampleur de cette population invisible habituellement, entrainant une prise de conscience et une première réponse des pouvoirs publics en termes d’hébergement.</P>
                            <P>Les évacuations successives (« colline du crack », Forceval, Jardin d’Éole) ont permis d’obtenir des places d’hébergement supplémentaires de la part de la préfecture de région.</P>
                            <P>En 2023, les chiffres de la Halte soins addictions (HSA) parisienne font état de : 781 personnes fréquentant la structure ; 70 866 visites pour consommation, avec des polyconsommateurs qui injectent des opiacés, le plus souvent du sulfate de morphine (67 % des opiacés consommés) ; 80 % des personnes consomment du crack mais le plus souvent par inhalation. Le crack représente 3,8 % des injections et la consommation de cocaïne poudre est en augmentation et représente 2,8 % des injections. En 2023, la fréquentation de la HSA a atteint 194 passages pour consommation de substances. L’inhalation de crack n’est plus possible à la HSA depuis 2020, les espaces réservés aux inhalations ayant été fermés lors de l’épidémie de Covid-19 et transformés en places d’injection.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Profils des consommateurs et caractéristiques<BR/>des scènes de consommation</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>Dans le Nord-Est de Paris, une consommation croissante de crack inhalé est observée parmi les jeunes migrants, en particulier des Somaliens, des Guinéens (ces derniers fréquentant l’espace de repos de la Porte de la Chapelle) et des personnes originaires des pays de l’Est. Ces jeunes consommateurs sont très éloignés des structures de soins, ils n’ont pas de couverture médicale et ne connaissent pas les dispositifs existants. Ils sont marqués par leur parcours d’exil et présentent souvent des syndromes de stress post-traumatique non pris en soins. Nous constatons à la salle de consommation un vieillissement de la population, avec un âge moyen de 43 ans. Ces profils de consommateurs associent souvent une forte consommation d’alcool et d’autres substances associées telles que le médicament Lyrica, le crack, les benzodiazépines et les opiacés.</P>
                            <P>À la Porte de la Chapelle, il est observé une présence significative de jeunes femmes françaises issues souvent de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), avec des profils psychiatriques complexes, tandis qu’à la Gare du Nord, les femmes ne représentent que 13 % de la file active. À la Gare du Nord, le trafic de revente de médicaments (essentiellement du sulfate de morphine) est présent depuis 2005. Le trafic de crack reste toujours présent à la Place de Stalingrad et aux portes de la Chapelle et d’Aubervilliers, mais il est constaté de nouveaux lieux de revente au centre de Paris du côté des Halles.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Innovations thérapeutiques et besoins<BR/>en santé mentale</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>Parmi les traitements expérimentés pour la prise en soins de ces publics consommant de la cocaïne basée, il y a la gestion des contingences, le méthylphénidate et l’auriculothérapie. En revanche, la prise en charge de la santé mentale reste largement insuffisante en France, contrairement aux Pays-Bas où un service de psychiatrie mobile (SAMU psy) est disponible. L’ARS Île-de-France a permis en 2024 la mise en place de trois lits d’hospitalisations à l’Hôpital Sainte-Anne (le D2O) afin d’évaluer la composante psychiatrique dans les troubles de l’usage. Ces places sont destinées aux usagers rencontrés par les équipes des CSAPA/CAARUD. Il y a également un projet de facilitation des post-cures qui a vu le jour au niveau national afin de permettre le départ en post-cure d’usagers franciliens.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                    <NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>Conclusion : vers une meilleure prise en soins<BR/>et une approche plus globale</TITRE-NIVEAU1-CHAPITRE>
                        <TEXTE-CHAPITRE>
                            <P>Pour répondre aux véritables besoins des personnes usagères, il serait nécessaire d’ouvrir davantage de HSA avec des horaires adaptés, ciblant les usagers de crack fumeurs. En effet, ces personnes consomment actuellement dans la rue. Il est également important d’envisager des thérapies diversifiées et de mettre en place des possibilités de post-cure avec un accompagnement de longue durée (cinq à six mois minimum). L’accès aux soins en santé mentale reste une priorité urgente et un défi majeur. De plus, la France manque d’une véritable culture de réduction des risques et des dommages (RdRD), même au sein des études médicales, freinant les efforts de prévention et de traitement.</P>
                        </TEXTE-CHAPITRE>
                    </NIVEAU1-CHAPITRE>

                </CHAPITRE-COMMUNICATION>
            </COMMUNICATION>
        </COMPLEMENT>
    </EXPERTISE>
</INSERM-QUESTIONS-SANTE-EXPERTISE>