ANALYSE

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Dommages sociaux

Aux complications sanitaires auxquelles l’usage de substances psychoactives expose les usagers s’ajoutent les conséquences directes ou indirectes que cet usage implique pour la société, à commencer par leur entourage (Kopp, 2023renvoi vers). En effet, les conséquences sociales de l’usage de drogues et en particulier de la cocaïne concernent en premier lieu les proches des usagers, et notamment leurs enfants. Ces conséquences comprennent également les accidents de la route causés par des conducteurs aux facultés de conduite altérées par les effets des substances qu’ils ont consommées (en termes de vigilance, réflexes, vision, etc.). La criminalité et la violence engendrées par le trafic sont un autre aspect des dommages sociaux des drogues. Enfin, l’émergence de l’impact environnemental des drogues est prégnante dans la littérature.
Ce chapitre propose une revue des connaissances et données relatives aux dommages sociaux de la cocaïne dans leurs différentes dimensions.

Du coût social de la cocaïne ou son impact
dans la vie de tous les jours

Les coûts sanitaires et sociaux liés à la cocaïne ont considérablement augmenté en Europe (EMCDDA, 2024renvoi vers). En économie, le « coût social » d’une activité est défini comme l’ensemble des coûts que cette activité impose à la collectivité. Appliquée aux substances psychoactives, cette notion renvoie à l’ensemble des coûts supportés par la société, qui découlent des conséquences de la consommation et du marché/trafic aussi bien de l’alcool et du tabac que des substances illicites (Kopp, 2023renvoi vers). D’une part, le coût externe prend en compte la valeur des vies humaines perdues, la perte de la qualité de vie, ou encore les pertes de production pour les entreprises employant des salariés ne pouvant plus travailler. D’autre part, le coût pour les finances publiques correspond au bilan entre : i) les dépenses publiques liées aux soins, à la répression, ou à la mise en place de mesure de prévention ; ii) les recettes provenant de la taxation de l’alcool et du tabac ; et iii) l’économie faite sur les retraites non versées aux personnes décédées prématurément. L’étude de ces coûts permet de donner aux pouvoirs publics une indication du poids que représentent les substances psychoactives pour la société, comparativement aux autres problèmes sociaux (Kopp, 2023renvoi vers).
Au Royaume-Uni, la projection du coût social de l’usage de cocaïne rapporté à un an montre que l’indicateur de la perte d’années de vie en bonne santé (en anglais, Quality-Adjusted Life Years – QALYs  loss) occupe une place prépondérante et largement plus marquée que celle du même indicateur dans le coût social du cannabis ou de l’ecstasy (figure 6.1) (Pennington et coll., 2018renvoi vers). En France, pour l’année 2019, le nombre d’années de vie perdues en lien avec la cocaïne a été estimé à 4 153, 5 549 pour l’héroïne, 628 983 pour l’alcool et 883 846 pour le tabac (Kopp, 2023renvoi vers). La même année, le coût social des drogues illicites (non spécifique à la cocaïne) représentait 7,7 milliards d’euros en France. À titre de comparaison, le coût social était estimé à 156 et 102 milliards d’euros, respectivement pour le tabac et l’alcool.
Figure Figure 6.1 Modélisation de la répartition du coût social rapporté à un an de l’usage de cocaïne comparativement au cannabis et à l’ecstasy au Royaume-Uni (Source : Pennington et coll., 2018renvoi vers)
La consommation de cocaïne visible par tous dans l’espace urbain, et notamment la cocaïne basée, soulève la question du trouble à l’« ordre public », un concept défini comme la garantie de « l’exercice paisible des droits et des libertés de chacun »1 . Depuis des décennies, dans un contexte de tensions avec les riverains et d’incompréhension mutuelle, les actions policières « coup de poing » et le délogement des lieux de scène ouverte de la consommation de drogues, notamment de cocaïne basée, se sont soldées par le constat du déplacement du problème sans perspective de résolution (Costa et Wawrzyniak, 2024renvoi vers). L’émergence des scènes ouvertes de consommation en France dès les années 1980 s’inscrit dans un contexte international, avec notamment le parc du Platzspitz de Zurich, devenu la plus grande scène ouverte d’Europe (Marchant, 2021renvoi vers). Les désagréments restent perçus comme intolérables par le voisinage, avec un impact sur leurs activités quotidiennes comme sur l’activité économique locale (fermeture des commerces) (Eshrati et coll., 2023renvoi vers ; Léonnet et coll., 2024renvoi vers). Les projets d’implantation de salles de consommation à moindre risque ou d’ouverture d’espaces d’accueil pour les usagers de cocaïne basée, notamment dans des quartiers situés hors des scènes de consommation, sont confrontés au refus des riverains qui y voient des risques pour leurs enfants en premier lieu (Basset et coll., 2021renvoi vers). Dans le cas de la salle de consommation installée dans l’enceinte de l’Hôpital Lariboisière à Paris, une acceptation a fini par s’installer dans la durée (Houborg et Jauffret-Roustide, 2022renvoi vers), et l’analyse des prix de vente médian des appartements anciens par quartiers de cet arrondissement met en évidence une absence de dévaluation des prix de l’immobilier (Inserm, 2021renvoi vers). Au Canada, l’évolution des prix du marché immobilier a été étudiée au regard de la temporalité de l’ouverture de salles de consommation à moindre risque : les résultats montrent une chute immédiate des prix immobiliers suivie par une ré-augmentation progressive dans les mois qui suivent (Schaefer et Panagiotoglou, 2024renvoi vers).

Conséquences de l’exposition prénatale à la cocaïne
sur l’enfant à naître et l’adulte qu’il deviendra

En Irlande, la prévalence des troubles de l’usage de drogues chez les femmes enceintes a diminué au cours des dix dernières années, mais celle de l’usage de cocaïne (et de cannabis) a augmenté, passant de 9 % en 2010 à 35 % en 2019 (Corbett et coll., 2023renvoi vers). Aux États-Unis, la part de femmes qui consomment de la cocaïne parmi plus de 3 millions de femmes enceintes hospitalisées entre 2016 et 2020 a été estimée à 0,16 % (Ragsdale et coll., 2024renvoi vers). Si cette prévalence était plus faible que celles observées pour le tabac, le cannabis, les opioïdes ou les autres stimulants, la fréquence des complications de grossesse était en revanche nettement plus marquée pour la cocaïne que pour l’ensemble des autres substances (54,7 %). Selon une revue ombrelle2 réalisée à partir de 15 méta-analyses, la consommation de cocaïne compte parmi les facteurs de risque identifiés de faible poids à la naissance (Arabzadeh et coll., 2024renvoi vers). Les cas de mort inattendue du nourrisson étaient également plus fréquents chez les enfants exposés in utero à la cocaïne, y compris après prise en compte du statut socioéconomique des parents et malgré une chute drastique de la fréquence absolue des cas au cours du temps dans la population générale, d’après les résultats de la méta-analyse de Makarious et coll. ayant inclus plus de 4,2 millions d’enfants dont 21 571 avec une exposition prénatale à la cocaïne (Makarious et coll., 2022renvoi vers).
Les conséquences à long terme de l’exposition prénatale à la cocaïne sur l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra sont difficiles à évaluer, notamment parce qu’elles restent souvent indissociées de l’exposition aux autres substances psychoactives (Nissinen et coll., 2024renvoi vers). Dans une cohorte de 384 nouveau-nés suivis jusqu’à l’âge de 21 ans, une association significative était retrouvée entre l’exposition prénatale à la cocaïne, le périmètre crânien à la naissance, un trouble du développement à un an et un trouble du raisonnement perceptif à l’âge adulte (Singer et coll., 2024renvoi vers). En comparaison avec les personnes n’ayant pas été exposées in utero à la cocaïne, les sujets exposés avaient consommé du cannabis plus précocement et de façon plus intense, étaient plus impulsifs et anxieux, et présentaient une alexithymie3 et une anhédonie sociale et physique (Morie et coll., 2024renvoi vers). Ces résultats convergent avec ceux issus d’autres travaux à partir d’une cohorte longitudinale de 202 dyades (mères-issues de grossesse) suivies pendant 25 ans montrant également que l’exposition prénatale à la cocaïne augmente la consommation de cannabis, altère les capacités de prise de décisions, et augmente le risque d’infractions et d’arrestations (Richardson et coll., 2024renvoi vers).

Violences liées à la cocaïne

Violences familiales

Selon la revue systématique de la littérature d’Austin et coll. (2022renvoi vers), le risque de maltraitance au sein du cercle familial est plus élevé chez les enfants ayant été exposés à la cocaïne in utero que ceux ayant été exposés à d’autres substances ou n’ayant pas été exposés (Austin et coll., 2022renvoi vers). En effet, les enfants ayant subi une exposition prénatale à la cocaïne sont plus à risque de faire l’objet d’une déclaration aux services de protection de l’enfance que ce soit à la naissance ou pendant la petite enfance, d’être placés, d’être suivis pour suspicion de maltraitance, ou de rapporter eux-mêmes une maltraitance pendant l’adolescence (Austin et coll., 2022renvoi vers). Un environnement familial défavorable et notamment une négligence de la part des parents participe à l’initiation précoce d’un usage de cocaïne (Perrenoud et coll., 2021renvoi vers). Par ailleurs, les violences perpétrées au sein du cercle familial par des personnes qui consomment de la cocaïne ont été étudiées en distinguant la consommation de cocaïne poudre et de cocaïne basée (Barros et coll., 2022renvoi vers). Dans cette étude, les proches de personnes qui consomment de la cocaïne poudre rapportaient un épisode de violence physique subie notamment par le père de famille. Ils rapportaient également plus souvent des épisodes de menaces ou de violences lorsque le sujet de l’usage de drogue avait été abordé dans la famille, en comparaison avec les proches de personnes consommant de la cocaïne basée. Concernant la cocaïne basée, des vols d’argent, d’objets et des problèmes judiciaires étaient rapportés ainsi que l’agression physique d’un membre de la famille (Barros et coll., 2022renvoi vers).

Violences sexuelles

Les données internationales sur les crimes facilités par les drogues, notamment les crimes sexuels dans un contexte de soumission chimique, montrent que la cocaïne est parmi les substances les plus souvent détectées après l’alcool et les benzodiazépines (García et coll., 2021renvoi vers). Dans cette revue systématique de la littérature, la cocaïne est identifiée dans les cas de crimes facilités par les drogues notamment en Amérique du Nord, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et dans plusieurs pays d’Europe dont la France (García et coll., 2021renvoi vers). En 2022, la cocaïne marque même en France une très nette progression et égalise la MDMA4 en première position du classement des agents de soumission chimique toutes substances confondues (ANSM, 2024renvoi vers). Il ressort que dans de nombreuses situations, la vulnérabilité des victimes est accrue du fait de la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives dans un contexte récréatif. D’une façon générale, les cas de soumission chimique sont largement sous-estimés (Djezzar et coll., 2023renvoi vers). L’étude des violences subies par les femmes qui consomment des drogues montre que, pour une large majorité d’entre elles, l’agresseur est un homme qui consomme de l’alcool ou de la cocaïne (Plaza-Hernández et coll., 2023renvoi vers).

Accidents de la route et conséquences associées

Les données d’accidentologie s’intéressent aux causes et typologies des accidents de la circulation, mais ne permettent pas de distinguer la cocaïne des autres substances psychoactives. Pour la plupart, les rapports qui découlent de ces données regroupent l’alcool, les drogues et les médicaments de façon indissociable (ONISR, 2022renvoi vers ; ASFA, 2024renvoi vers).
Toutefois, une association significative a été mise en évidence en Norvège entre le taux plasmatique de cocaïne et l’altération des capacités de conduite de conducteurs de véhicules ayant fait l’objet d’un contrôle de police et testés positifs pour l’usage de drogues (Heide et coll., 2024renvoi vers). Les résultats révèlent une forte augmentation de la prévalence de l’exposition à la cocaïne parmi les conducteurs sous l’emprise de substances, passée de 0,2 % en 2000 à 6,5 % en 2022, alors que pendant la même période celle de MDMA est passée de 4,2 % à 2 %. Dans une étude française réalisée à Grenoble, la cocaïne était la substance la plus fréquemment retrouvée chez des conducteurs testés positifs pour l’usage de substances psychoactives (17,5 %), après le cannabis (94,6 %) et devant la MDMA (2,5 %) (Willeman et coll., 2023renvoi vers). En Suisse, la cocaïne ou ses métabolites étaient retrouvés chez 21 % des conducteurs de véhicules soumis à un contrôle de police et dépistés positifs à une substance psychoactive (Maurer et coll., 2021renvoi vers). En Espagne, l’analyse des données de 710 victimes décédées dans des accidents de la circulation a montré que l’alcool était la substance la plus fréquemment retrouvée (32,5 %), suivie par les benzodiazépines (6 %) et la cocaïne (3,5 %), avec également l’identification de l’association alcool/cocaïne dans près de 2 % des cas (Alvarez-Freire et coll., 2023renvoi vers).

Envisager la cocaïne comme polluant émergent

L’impact environnemental des drogues, comprenant la culture de la matière première, le processus de production du produit final, le transport jusqu’aux points de consommation, les modalités de consommation (par exemple, la combustion et les déchets associés) et enfin la libération dans la nature de leurs métabolites éliminés de l’organisme des usagers, est devenu une préoccupation de plus en plus présente, faisant l’objet d’un chapitre spécifique du rapport mondial sur les drogues de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime5 (ONUDC) depuis 2022 (UNODC, 2022renvoi vers).
Une conséquence écologique de l’usage de cocaïne est la déforestation liée à l’augmentation de la surface des zones de culture de la coca en Amérique du Sud (UNODC, 2025renvoi vers). Elle constitue une menace sérieuse sur la survie d’oiseaux migrateurs comme d’autres espèces animales suite à la destruction de leur habitat naturel (Rodewald et coll., 2024renvoi vers). Une étude a évalué l’impact environnemental de la cocaïne selon une approche d’analyse du cycle de vie couplée aux indicateurs socioéconomiques (Barrera-Ramírez et coll., 2019renvoi vers). Dans cette étude conduite en Colombie, Barrera-Ramirez et coll. montrent que les cultures de coca sont celles qui présentent l’impact de toxicité le plus élevé comparativement aux cultures légales (café, sucre de canne et cacao). En Europe, entre 2013 et 2023, la plupart des décharges illégales associées à la fabrication de drogues illégales concernaient l’amphétamine (43 %) et la cocaïne (8 %) (UNODC, 2025renvoi vers). La cocaïne et son métabolite, la benzoylecgonine, comptent parmi les substances psychoactives les plus fréquemment identifiées dans les eaux potables ou de surface à l’échelle internationale (Krishnan et coll., 2023renvoi vers). La bioaccumulation de la cocaïne dans les milieux marins pose la question des conséquences potentielles sur l’ensemble de la chaîne alimentaire (Da Silva Junior et coll., 2024renvoi vers). Chez l’Homme, les éventuelles conséquences sanitaires d’une exposition chronique à de faibles concentrations de cocaïne ou de ses métabolites présents à l’état de traces dans les eaux de consommation voire dans les produits alimentaires issus de la mer ne sont, pour l’heure, pas connues.
Des mesures de réduction des risques écologiques sont proposées par certains auteurs (Rhodes et coll., 2023renvoi vers). Leur portée semble limitée au regard des enjeux financiers et de leur caractère déconnecté des préoccupations premières des acteurs de terrain, notamment les agriculteurs et les acteurs impliqués dans l’obtention du produit fini dans les laboratoires clandestins. En effet, ces recommandations comprennent par exemple de bannir l’utilisation de pesticides de la culture de la coca au profit d’une agriculture biologique, prônent le port de vêtements de protection, et dénoncent l’utilisation de produits toxiques pour la production de la « pasta » puis pour le processus de « basage » de la poudre.
Dans un autre domaine, une conséquence écologique supplémentaire pourrait concerner le logement. La pollution de l’habitat des usagers par différentes substances dont la cocaïne a été étudiée : la persistance des substances inhalées a été mise en évidence dans l’air, la poussière domestique et différentes surfaces présentes dans les lieux de vie (meubles, objets et tissus), avec la possibilité d’une contamination pour les autres occupants du logement ne consommant pas eux-mêmes de substances (Yeh et coll., 2022renvoi vers). En particulier, la question est posée des conséquences sanitaires éventuelles chez les personnes vulnérables, dont les enfants, sans élément probant pour l’instant. L’analyse des résidus de drogues dans les salles de consommation à moindre risque a montré que le niveau de contamination par l’héroïne et par la cocaïne (ainsi que leurs métabolites) restait élevé sur de nombreuses surfaces et poignées de portes, malgré le nettoyage (Cuffaro et coll., 2024renvoi vers). Le risque sanitaire pour le personnel exposé à cette pollution sur leur lieu de travail était cependant considéré comme inexistant au vu des taux détectés dans les urines et les cheveux.

Conclusion

La revue de connaissances proposée dans ce chapitre souligne le manque de données spécifiques à la cocaïne en ce qui concerne plusieurs aspects des dommages sociaux associés à l’usage de cette substance. En particulier, aucune donnée ne permet de décrire les conséquences potentielles de la conduite de véhicules sous l’emprise de cocaïne, en termes de typologies d’accidents de la route et de morbi-mortalité associée chez les conducteurs aussi bien que les autres personnes pouvant être impliquées. Les connaissances sur les conséquences de l’usage de cocaïne chez l’entourage proche des usagers pourraient être approfondies, en particulier par des études complémentaires permettant la comparaison entre la cocaïne poudre et la cocaïne basée, prioritairement chez les enfants mais également chez les femmes vulnérables victimes de violences. L’impact de l’usage de la cocaïne sur l’environnement est une préoccupation grandissante. Les conséquences de la pollution environnementale sur la biodiversité restent difficilement mesurables. Il reste toutefois indispensable de continuer à questionner l’impact environnemental de la cocaïne comme des autres drogues dans de futurs travaux.
Enfin, l’impact de l’usage de la cocaïne sur la société soulève également la question des dommages potentiels exercés par la société sur les usagers de cocaïne. En effet, les représentations négatives et la stigmatisation (cf. chapitre « Réduction des risques et des dommages sociaux » de cette expertise collective) se répercutent sur les usagers, avec des conséquences négatives sur la prise en soins, la réussite des soins, et la réinsertion des personnes concernées (Hulsey et coll., 2023renvoi vers). L’adoption par tous d’une attitude et d’un langage adaptés non stigmatisants semble indispensable.

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